Elle se relève doucement de sa folle nuit au grès du vent sous l'oeil protecteur de la lune qui pourtant ne semble rien faire pour elle. Un démon dans sa tête lui hurle de mourir et pourtant elle tient bon en ayant la force que de se raccrocher à lui qui pourtant l'ignore et la délaisse. Alors elle pleure et crie partout : " je vais bien, ne t'en fait pas " car elle ne veut ni de la pitié du monde, ni de ce qui voudront bien l'aider. Elle n'a plus la force de respirer pour vivre, seule la vue du vide et la fin l'attire. Mais elle survis comme même. Le monde paraît lui tourner le dos... Ces potes qui pourtant lui apportent du réconfort ne suffisent plus à calmer ses maux. C'est seule qu'elle devra remonter cette pente brute et verticalement verticale. Elle se noit dans le délire, l'alcool puis la drogue. On ne la reconnait plus. Un jour dans un de ces rêves, elle apperçoit son utopie, un ange la saisit par le bras et lui fait découvrir ce pays qui restera imaginaire. Il lui sourit, lui carresse doucement la joue et lui sourit. Il lui fait ensuite revoir certains moments de sa vie, des jours heureux avec ceux qu'elles aimaient autrefois, avec des vrais sentiments que l'alcool et la drogue ont détruit. Un flash la perturbe alors, une lumière blanche l'aveugle.... elle aperçoit une vague silouette blanche qui se dessine puis disparaît. Elle se croît morte, elle s'évanouit. Le lendemain, elle s'éveille lentement et entrevoit un homme vêtu de blanc qui semble marmoner quelques mots à sa mère. Elle sort du bloc pour un lavage d'estomac. Tout le monde semble s'être inquiété pour elle. Elle renaît, elle a enfin découvert que le tragique est éphémère et que dieu existe.
Si seulement je n'y croyais pas et que mon obscession n'étais pas la sienne...